30.09.2007
Sarkozy décore Parker: je suis fier

Ah, c'est beau... Je ne sais même pas qui, des deux, j'admire le plus... (oh, eh, ça va, je déconne!!!)
Chirac avait eu Zidane en 1998, Sarkozy aura eu le MVP des Finales NBA 2007.
Le plus scandaleux: madame Longoria-Parker ne s'est même pas déplacée pour venir voir l'événement: elle était retenue par le tournage de Desperate Housewives. Du coup, seule maman Parker était là: il ne faudra pas qu'Eva s'étonne si l'Oedipe de Tipi ressurgit...
14:27 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : basket Ball, NBA, Tony Parker, Sarkozy, Politique
28.08.2007
NBA 2006: Nouveau bilan à l'orée des play-offs

Une fois n’est pas coutume, une coutume n’est pas foi. C’est donc moi, George, qui me coltine aujourd’hui avec grand plaisir le second bilan NBA du Systar. Toute la semaine, je m’y suis préparé assidument, dûment assis dans un canapé angevin, devant une télévision angevine où passaient en continu des matches entrecoupés de pubs « I love this game » et de séances « vintage » avec Robin Roberts, à la faveur desquelles j’allais casser la croûte. Ah, les belles vacances !
Quoi qu’il en soit, la NBA semble dans une situation de calme avant l’ébullition, un peu à la manière d’une casserole prête à recevoir ses spaghetti. Les Pistons, qui ont d’ores et déjà remporté la saison, en profitent pour reposer leur cinq majeur et décrasser leurs bouts de banc. On ne verra donc plus l’afro de Big Ben Wallace, la mini-tonsure de son homonyme Rasheed, la botte d’asperges (Tayshaun Prince et Richard Hamilton), ou encore la mine chafouine du MVP-candidate Chauncey Billups, avant le coup d’envoi des playoffs. A l’autre bout du tableau, les équipes qui n’auront pas la chance de participer aux playoffs profitent aussi de cette petite débâcle, à l’image des Knicks de New-York, qui tentent de faire oublier qu’ils ont le privilège inédit de représenter la plus importante masse salariale de la NBA en même temps que la dernière place du classement, et arrachent enfin quelques victoires plus accessibles.
Entre ces deux pôles, la plupart des franchises bataillaient encore il y a trois jours pour éviter d’affronter les cachalots (Detroit à l’Est, San Antonio à l’Ouest). A ce jeu-là, les Milwaukee Bucks sont perdants, même s’ils réalisent une belle performance en accédant aux playoffs aux dépens des Philadelphia Sixers : ils affronteront les Pistons au premier tour… Forcément, ça refroidit.
A l’Ouest, c’est Sacramento qui a tiré la courte paille et qui se retrouvera face aux Spurs de notre T.P. national.
Malgré l’arrivée épique de Ron Artest, qui a déchargé Bibby de la pression médiatique (je cite Buddy) et leur sacré mental, on voit mal comment les Kings pourraient égratigner la défense de San Antonio (la plus performante cette saison) ou même contenir leur attaque tonitruante ces derniers temps, notamment à trois points. Gregg Popovitch pourrait bien s’en remettre davantage à Parker dans ces playoffs : comme chaque année, Tony a effectué sa meilleure saison NBA, portant tout de même ses statistiques à près de 19 points et 6 passes par match, ce qui fait de lui le meilleur scoreur de son équipe, devant Tim Duncan ! Mais jusqu’où s’arrêtera-t-il ? Au titre de MVP de la finale peut-être, pour cette année, qui sait ?
Vus sous cet angle, je vous l’accorde, les playoffs paraissent quasiment joués d’avance ; il n’en est rien. D’autres mastodontes sont en course pour le titre, à commencer par le Heat de Miami et sa horde de vétérans revanchards (Gary Payton, Alonzo Mourning) menée par le spectaculaire Dwyane Wade et Big Shaq Viandox. Si Antoine Walker n’insiste pas trop dans la raquette, cette équipe défiera peut-être les Pistons en finale de conférence. Justement, cette même conférence Est semble receler quelques surprises, à commencer par les Nets du New Jersey, qui sont revenus à leur meilleur niveau en fin de saison. Le cinq majeur des Nets, qui comprend tout de même Jason Kidd, Vince Carter et Richard Jefferson, n’a rien à envier à celui de Detroit ou de Miami. C’est plutôt du côté du banc que le problème se pose : il manque peut-être un sixième homme aux Nets pour prétendre au titre. A l’Ouest, plusieurs franchises se pressent au portillon : les Mavericks de Dallas, menés par Jason Terry, Jerry Stackhouse et Dirk Nowitzki, autre candidat au titre de MVP ; les Suns de Phoenix, affaiblis par l’absence d’Amaré Stoudemire, pourraient bien eux aussi atteindre les phases finales grâce à la profondeur de leur banc et au talent de leur meneur Steve Nash.
Il y a aussi ceux qu’on pourrait désigner du doux nom d’outsiders : à l’Est, les jeunes Bulls de Chicago, bien orchestrés par Kirk Hinrich et Ben Gordon, ont réalisé une belle fin de saison, notamment en battant largement Miami, leur adversaire du premier tour. Il faudra aussi compter avec les Cleveland Cavaliers de Lebron James, manifestement toujours sur la pente ascendante. A l’Ouest, Pau Gasol et les Memphis Grizzlies seront peut-être en mesure de créer la surprise, tout comme les Lakers, qui devront comme toujours compter sur Kobe pour se maintenir à flot – mais c’est qu’il en est capable, l’animal.
On le voit, les playoffs 2006 sont prometteurs. Personnellement, j’aimerais voir les Spurs battre le Heat en finale, sur un shoot au buzzer de Tony Parker ; en attendant, je crois que la NBA a atteint un sommet d’imprévisible. Qui regardera verra.
George (pas Eddy, Abitbol)
19:13 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : NBA, Basket Ball, San Antonio Spurs, Chicago Bulls, Tim Duncan, Tony Parker
The French Connection
Deuxième triple double pour Boris Diaw. Une performance de choix sur le parquet des Mavericks, puisque le français compile 24 points, en plus de ses 10 passes décisives et rebonds captés cette nuit là. Affolant de réussite, bougrement altruiste, toujours au service de ses partenaires, présent en défense comme en attestent ses deux contres de la veille, Bobo est en ce moment sur son nuage…Les futurs adversaires des Suns sont prévenus, ils auront sans doute à faire face à la meilleure formation actuelle de la ligue, basée sur un collectif sans faille, efficace défensivement, d’une adresse stupéfiante derrière l’arc, pratiquant un jeu alléchant et spectaculaire…Et cela sans son cador Amare Stoudemire, toujours sur le flanc, mais qui n’a pas l’air de manquer tant que ça à la rotation de l’effectif des Suns, preuve en est l’excellente série en court (11v), et un bilan plus que flatteur (42v/17d), qui permet aux joueurs de l’Arizona de venir titiller les Spurs et les Mavericks, toujours au sommet de la conférence Ouest. Espérons que le retour aux affaires du rookie de l’année 2003 ne déséquilibrera point la belle alchimie qui règne dans l’effectif de Boris Diaw et Steve Nash (Webber, longtemps blessé, avait fait plus de tord que de bien aux Kings lors de son retour en 2003), et qui, pour le moment, survie à l’arrivée de Tim Thomas, un ailier scoreur récemment coupé par les Bulls, qui s’est intégré dans la rotation déjà fort bien garnie des Suns. Bref, Boris est aux anges, bien loin de sa quasi-cauchemardesque arrivée dans la ligue, au sein des Hawks d’Atlanta, une équipe où on ne lui avait tout simplement pas laissé sa chance…Mais d’Antoni, qui a coaché plusieurs clubs prestigieux en Europe, dont le Benetton Trevise, n’a pas tardé a déceler les qualités du basketteur tricolore, désormais surnommé 3D par la presse américaine, et lui fait aujourd’hui totalement confiance, lui octroyant régulièrement le plus gros temps de jeu de l’effectif.
Les performances du français de Phoenix, par ailleurs grand favori pour le titre du ‘Most Improved Player’, nous feraient presque oublier que le néo-Allstar Tony Parker continue sur sa lancée, enchaînant les bonnes performances au profit d’une équipe de San Antonio qui se rapproche de plus en plus de la première place de la ligue, trustée il n’y a pas si longtemps par les Pistons de Detroit, qui commencent à s’essouffler un peu, comme en attestent leurs récentes défaites face au Nuggets et aux surprenant Lakers d’un soir. Avec un Duncan légèrement en retrait cette saison, et un Ginobili abonné à l’infirmerie, le meneur français s’affirme comme le fer de lance de l’attaque texane, que ce soit par ses drives dévastateurs où ses caviars finement distillés, lorsqu’il n’enquille pas les shoots à mi-distance…Dores et déjà qualifiés pour les play-offs, les Spurs pourront compter sur l’expérience des Horry, Finley, Van Exel et Barry pour faire la différence lors des phases finales, la présence des vétérans constituant un avantage non négligeable face à la jeunesse des effectifs de Phoenix et Dallas, les deux principaux rivaux des texans dans la conférence Ouest.
Si Diaw et Parker s’éclatent dans leur franchise, il n’en est pas de même pour Mickael Pietrus, qui peine à revenir à son meilleur niveau depuis la blessure qui l’aura tenu éloigné des parquets plus d’un mois. Incapable depuis quelques semaines de relever le niveau d’une équipe de Golden State pourtant prometteuse en début de saison, l’ancien palois a vu son adresse chuter vertigineusement, à l’instar de son temps de jeu, puisque Pietrus est abonné au « Did Not Play » lors des deux dernières rencontres. On espère que le français saura regagner la confiance de son coach, et retrouver ses qualités offensives et défensives, qui lui avaient permis d’intégrer le cinq majeur avant cette maudite entorse du genou. Actuellement 13èmes de la conférence Ouest (25v/34d), les Warriors ont sans doute laissé passer leur dernière chance de participer aux play-offs, une nouvelle fois. L’histoire se répète pour l’équipe d’Oakland, d’une irrégularité décevante cette année, et ce malgré le renfort de Baron Davis, qui avait largement dynamisé l’attaque des californiens en fin de saison dernière.
Le fraîchement drafté Petro poursuit, de son côté, le difficile apprentissage du basket NBA dans l’effectif des Sonics, profitant d’un temps de jeu honorable, qui lui permet de réaliser quelques bonnes performances (12 points, 6 rebonds face à New Orleans le 01/03/06), et de gagner la confiance de son coach Bob Hill. Grand pivot athlétique (tonique quelque fois, si, si.. !) et défenseur correct, Petro devra tout de même s’acheter des mains fiables pour espérer un jour rivaliser avec les cadors des raquettes adverses. Mais la marge de progression du français reste fortement intéressante, et il l’a démontré, intégrant par moment le cinq majeur (preuve que l’effectif des Sonics, remanié avec l’arrivée de Earl Watson et Chris Wilcox, se cherche encore) au dépend du filiforme rouquin acnéique Robert Swift, son concurrent direct au poste d’intérieur. A terme, le guadeloupéen pourrait devenir une pièce maîtresse du roster de Seattle, qui manque cruellement d’un pivot de talent pour seconder Allen et Lewis au scoring, et d’une présence dissuasive dans la raquette. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.
Dernier arrivé dans la ligue, Ronny Turiaf a fait ses grands débuts avec les Lakers de LA, orphelins d’un renfort de taille -et de poids- dans la raquette depuis le départ de Big Shaq Daddy à Miami. Après une entrée en matière plus que discrète (2 points en 3 rencontres), Turiaf a prouvé cette semaine qu’il pouvait être utile à la franchise californienne, en scorant 10 points contre Orlando en 13 minutes de jeu seulement, réalisant son meilleur total de la saison. Massif, trapus, bien campé sur ses deux jambes ( !), le martiniquais semble taillé pour le jeu physique de la NBA, à condition qu’il travaille son shoot, et surtout qu’il évite les pépins physiques qui ont miné la carrière de pas mal de pivots pourtant prometteurs. Mais Turiaf, enthousiaste, veut du temps de jeu, veut progresser, et il y met du cœur, n’hésitant pas à s’égosiller sur le banc pour encourager un Kobe titanesque le 22 janvier dernier. Espérons qu’il réussira à déboulonner Chris Mihm du poste de pivot titulaires des Angelinos, et à apporter sa fougue et son énergie au « collectif » des Lakers. Et il y a moyen…
Vous l’aurez compris, la génération des Parker, Diaw, Pietrus et compagnie est en plein essor dans la ligue Nord-Américaine. Et la marge de progression des tricolores semble énorme, comme l’a brillamment démontré Bobo « 3D », ou TP qui explose les compteurs cette saison. Si les intérieurs mettent en général plus de temps à s’imposer et à briller en NBA, il y a cependant de grandes chances pour que Petro et Turiaf connaissent dans un proche avenir les joies du cinq majeur à plein-temps, confirmant ainsi la qualité des centres de formation à la française (Turiaf est le seul à avoir choisi la NCAA, avec Gonzaga, mais il a été formé à l’INSEP). Il est bien loin le temps où, Moïso et TAW s’essouflant en NBA, le meilleur joueur français de l’époque, à savoir Antoine Rigaudeau, tentait sans succès l’aventure américaine à Dallas, se heurtant à une différence de rythme et de niveau de jeu trop importante pour un joueur de son âge, malgré ses innombrables qualités. Oubliée la catastrophique summer ligue de Fred Weis en 2000, qui aurait du rejoindre des Knicks encore vaillants à cette époque. Désormais, la mode est aux « Frenchies », et ceux-ci ne cessent de prouver qu’ils ont leur place dans la grande ligue. La NBA fait désormais les yeux doux à Mickael Gelabale, et si la volonté de rejoindre Parker et consorts lui à récemment coûté sa place au sein de l’effectif de Madrid, on est quasiment sûr de retrouver l’ancien joueur de Cholet dans une franchise américaine la saison prochaine…L’invasion ne fait que commencer…Buddy Holy
18:56 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, Tony Parker, Boris Diaw, Antoine Rigaudeau
All Star Week-end 2006: Bilan
ALL-STAR GAME
Après le Rookie Game du vendredi soir se déroulait à Houston le 55ème All-Star Game de l'histoire de la NBA, match de gala qui voyait s'affronter les meilleurs joueurs de chaque conférence, élus par un vote du public pour les titulaires, désignés par l'ensemble des coachs pour les remplaçants. On pouvait croiser dans les travées du Toyota Center le gratin du star system, des rappeurs aux légendes NBA, en passant par les milliardaires californiens…Jay-Z (qui sa Beyonce où) balance un Big-Up à Nelly, qui s’excite sous les yeux du vénérable Bill Russel, assis avec son épouse au premier rang…Le trublion Marc Cuban, propiétaire des Mavs, s’improvise commentateur pour la télévision américaine, alors que l’éternelle casquette de George Eddy balance ses inénarrables calembours au côté de Bruno Poulain et de Boris Diaw, consultant de luxe pour l’occasion…TP et Duncan s’échauffent dans une ambiance de franche rigolade, Shaq et Kobe s’entendent comme larrons en foire, et même Avery Johnson, le ténébreux coach de l’Ouest, à le sourire aux lèvres. Après une (trop) longue introduction marquée par une entrée « à l’américaine » des deux effectifs sur le parquet, qui a vu l’hymne américain susurré puis hurlé par les Destiny’s Child, et la bannière étoilée monter lentement au plafond du Toyota Center, les belligérants sont enfin prêts à en découdre.
Suite à l’accolade entre Iverson et le nombril de Yao Ming, le show débute par une belle lutte entre les deux artificiers Tracy Mac Grady (Houston) et Lebron James (Cleveland), le local se montrant très en verve lors du premier quart temps. Comme lors de chaque all star game, le problème se résume à trouver le bon compromis entre attaque spectaculaire et cohérence dans le jeu. Et c’est l’Ouest qui, malgré un premier quart-temps équilibré (28-28), réalise le mieux cette difficile osmose et prend le dessus lors de la première mi-temps (70-53), notamment grâce à un très bon deuxième passage de Tony Parker qui inscrit ses 8 points en 1’25’’ avec deux « and-one » sur des lay-ups d’école, et à un T-Mac toujours survolté à longue distance, Yao Ming se montrant, comme à son habitude dans ce genre de match, particulièrement discret. Les deux premiers actes sont également marqués par de spectaculaires ratés, notamment un alley-oop d’AI dans les tribunes, un dunk monstrueux de Carter sur le cercle, qui renvoie la gonfle jusque dans la raquette adverse, une bouffonnerie de Shaq qui tente également un alley-oop pour « himself » sur un lancer-franc, et quelques air-ball bien sentis de Nowitzki et Bryant, ce dernier jouant la carte de l’altruisme, une fois n’est pas coutume, distribuant 8 caviars en 26 minutes de jeu.
Mené de 21 points en début de troisième quart-temps, Flip Saunders renvoie sur le parquet ses quatre protégés, et la rencontre auparavant largement dominée par l’Ouest change de physionomie, les Joueurs de Detroit infligeant une véritable correction (41-27) à Duncan et consorts, bien aidés par un Wade affolant d’efficacité (20 points, 9/11 au tir) et par un Lebron James de gala, toujours aussi aérien. Et la déferlante bleue se poursuit lors du dernier acte, remporté 28-23, malgré un Kobe Bryant en réussite dans la dernière minute, avec un dunk et un tir impossible rentré au nez et à la barbe de Dwyane Wade, ce dernier scellant le sort de la rencontre par un rebond offensif suivit d’un lay-up à quelques secondes de la fin, le 55ème All-Star Game se terminant, suite à un magnifique air-ball de T-Mac, par un nouvel alley-oop raté de Vince Carter sur une passe d’Iverson. L’Est remporte donc le match des étoiles pour la deuxième année consécutive (122-120), et se remet ainsi peu à peu de l’outrageante domination exercée par les Bryant, O’Neal, Garnett, Allen et consorts au début des années 2000, la courte victoire à Houston symbolisant également la montée en puissance des jeunes stars Lebron James et Dwyane Wade, qui ont éclipsé Allen Iverson (12 points), Vince Carter (4 points), Paul Pierce (7 points)et le grincheux Rasheed Wallace (2 points), réduits à la portion congrue. On notera également l’excellent match de Chauncey Billups, auteur de 15 points et 7 passes en 15 minutes de jeu, qui a participé plus qu’activement à la remontée fantastique des protégés de Flip Saunders lors du troisième acte, et la régularité du Shaq, qui a largement martyrisé le cercle pour s’offrir 17 points en 20 minutes. Côté Ouest, Mac Grady survole les débats en scorant 36 points à 15/26, malgré une adresse « O’Nealienne » aux lancers (2/7), alors que Duncan (15 points), Marion (14 points), Nowitzki (10 points) et Brand (12 points) tirent leurs épingles du jeu, Ray Allen se montrant particulièrement maladroit (0/7 à longue distance), n’inscrivant que 8 points, lui qui avait terminé meilleur scoreur de la précédente édition. Pour son premier All-Star Game, TP rend une feuille de stat’ honorable, avec 8 points et 4 passes en 20 minutes, malgré un léger passage à vide en deuxième mi-temps (3 pertes de balles consécutives).
Loin du score fleuve du match de 2003, le All-Star Game texan restera sans doute dans les annales pour les performances des jeunes loups James et Wade, et le sens du collectif des troupes de Detroit, les quatre pistons apportant en défense comme en attaque la preuve de leur redoutable efficacité, démontrant qu’ils méritent largement leur statut de favoris pour le titre cette année. (Si, si Bruno !) On espère bien y retrouver Boris Diaw dans quelques années, lorsqu’il aura définitivement conquis le cœur des fans et des spécialistes de la ligue la plus prestigieuse du monde !Three-Point Shootout
En marge de l’incontournable All-Star Game se déroulait le non moins intéressant concours de shoot à trois points, qui voit s’affronter les plus fines gâchettes de la ligue, pour une épreuve qui demande, bien sûr, de la précision, mais également une vitesse d’exécution et un timing parfaits. Shooteur de série impressionnant, Ray Allen faisait office de favori, lui qui avait déjà glané le titre en 2001. Auteur d’une première série de haut niveau, avec 19 shoots rentrés (dont 9 d’affilés), largement suffisant pour le propulser en finale du concours, Allen retrouvait Arenas (14) et Nowitzki (14 également) pour la dernière manche, Billups (12), Richardson (12) et Terry (13) étant éliminés suite à leurs décevantes prestations. Seulement voilà, le prolifique arrière de Seattle se heurtait en finale au teuton de la ligue, Nowitzki enquillant les banderilles dans le plus pur style (parabolique) du shooteur longue distance, réalisant 18 points, alors que Allen perdait peu à peu sa confiance, terminant à la troisième position (15 points), derrière Arenas, deuxième avec 16 points. Après Stojakovic, vainqueur du concours à deux reprises, Nowitzki démontre de la plus belle des manière que les européens savent shooter…et de loin.Slam Dunk Contest
Le concours de dunk du samedi soir s’annonçait chaud bouillant, avec la présence d’Andre Iguodala qui, après avoir récité ses gammes lors du Rookie Challenge, pouvait légitimement prétendre inscrire son nom au palmarès des meilleurs dunkeurs de la ligue. Pour lui barrer la route, le filiforme grizzli Hackim Warrick, la puce de New York Nate Robinson (1m75), et l’aérien tenant du titre, Josh Smith. Le concours tournait bien vite à un duel Robinson - Iguodala, le meneur New Yorkais étant largement soutenu par le public du Toyota Center, sa petite taille transformant ses dunks relativement banals en exploits venus d’ailleurs. Les plus belles réalisations du contest furent sans aucun doute ce dunk somptueux d’un Iguodala frisant la commotion cérébrale sur une passe d’Iverson, le tout en prenant appuis derrière la planche, et l’envolée magique de Nate Robinson par dessus Spud Webb, conclue par un dunk fracassant, qui mit définitivement le public dans la poche du lutin. En finale, Iguodala fut devancé de peu par Robinson qui, au bout de quatorze tentatives (!), réussit un magnifique rider (balle entre les jambes) pour s’adjuger le titre de meilleur dunkeur de la NBA.Skills Challenge
Arrivé récemment au programme du All-Star week-end, le « skills challenge » met en scène les meneurs de jeu les plus véloces et les plus adroits de la ligue, pour un concours qui consiste en un parcours avec slalom, épreuve d’adresse à la passe et au shoot, lay-up et dunk. Et à ce petit jeu là, c’est Dwyane Wade qui l’a emporté largement (26 secondes), devançant Lebron James (33 secondes), Chris Paul (41 secondes), et le tenant du titre Steve Nash (57 secondes), ce dernier ayant raté toutes ses tentatives de shoot à mi-distance.Shooting Stars
Composées de trois joueurs, une star actuelle de la NBA, une légende de la ligue et une joueuse WNBA, les équipes s’affrontent dans un concours d’adresse, où les shooteurs se succèdent pour parvenir en un minimum de temps à marquer des shoots à mi-distance, des shoots à trois points et un shoot du milieu du terrain. L’équipe de San Antonio, qui comprenait Parker, Kerr et Wecker à tué le suspense d’entrée, TP marquant en effet du premier coup le shoot du milieu du terrain, bouclant une prestation sans fautes réalisée en 25 secondes. Une anecdotique - mais néanmoins réussie - entrée en matière pour Tony Parker, nullement diminué par son « mémorable » concert de Rap de la veille, où l’on a notamment pu voir Ronny Turiaf et sa capuche s’agiter frénétiquement au fond de la scène…On ignore si, contrairement à la fin de saison des Spurs, le nouvel (et premier) opus de TP passionnera les foules…Buddy Holy, Houston, Tx.
18:49 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, All Star Game, Tony Parker, Kobe Bryant, LeBron James, Dirk Nowitzki
La geste de Tony Parker
Il faut s'imaginer un monde où l'on gagne plusieurs millions par an, un monde où l'on plaît aux plus belles femmes, un monde où le jeu va plus vite, bien plus vite qu'ailleurs. Si ces cadres sont posés, on pourra alors commencer à comprendre la geste de Parker.
Arrivé il y a quelques années en NBA, Parker devient le nouveau meneur de l'une des meilleures équipes de la NBA, les spurs de San Antonio. La franchise texane possède un secteur intérieur indestructible: David Robinson, l' "amiral", et Tim Duncan ont ainsi mené, avant le triplé des Lakers de Kobe, de Shaq et de Phil Jackson, vers le titre, en 1999. Le coach de l'équipe, Gregg Popovich, ancien militaire, ne révolutionne pas le jeu d'attaque en basket, mais il n'est pas non plus aussi laxiste en défense que peuvent l'être la majorité des coaches NBA. Dans cette équipe habituée à jouer sous contrôle, la mène est confiée à un jeune Français qui arrive de Paris. Pur produit du système de formation fédéral, et initié aux rudesses du jeu professionnel sur le parquet de Coubertin, Tony Parker a deux armes majeures à sa disposition: sa vitesse pure, et sa faculté à comprendre et à exécuter les consignes. Concernant sa vitesse, Parker n'a cessé de l'utiliser de mieux en mieux; aujourd'hui, seuls sont en mesure de lui tenir tête, à ce petit jeu du sprint balle en main, les dragsters de la ligue: Iverson, TJ Ford et autres Devin Harris... Parker est un corps de feu au service d'un cerveau qui sait jouer sous contrôle. Et peu importe qu'il lui manque un shoot fiable de loin, en réalité, puisqu'il a su transformer son jeu en fonction de ses capacités, utiliser son tir en course lobé et le bon vieux lay-up... à ce petit jeu des points près du cercle, Parker est d'ailleurs le meilleur de toute la NBA cette saison, devant les pivots, et même devant LeBron James et Kobe Bryant, pourtant adeptes de l'exécution rapprochée.
En 2003, profitant de l'implosion de l'empire Lakers qui semblait pourtant voué à instaurer une dynastie, les Spurs deviennent champions. Au terme d'un dernier match démentiel de Tim Duncan (aux portes du quadruple-double), Parker devient le premier français champion NBA, et qui plus est comme titulaire de l'équipe.
La réussite de Parker semble le résultat de l'habile synthèse qu'il a toujours su opérer entre les différents milieux dont il vient: Parker n'a jamais oublié ce qu'il doit à la formation fédérale, il est d'ailleurs depuis plusieurs années le leader de l'équipe de France dans les compétitions majeures, mais il concilie cette tradition de rigueur, d'intelligence de jeu, avec la culture playground (via les opérations Nike organisées à la fin de l'été sur l'esplanade de la défense, pour promouvoir le basket street, et la préparation d'un album de rap avec Booba). Les chances du destin pouvant parfois renforcer encore une image pourtant déjà dorée, une jeune trentenaire qui triomphe comme actrice dans Desperate housewives décide que Parker lui plaît: ainsi commence la romance avec Eva Longoria...
Parker, c'est l'art de dire ce qu'il faut sans se renier, et d'être là où il faut quand il le faut, avec qui il faut. Parker est un faux gentil. Ainsi critique-t-il l'arrivée de Weis en urgence à l'Euro 2005, moins pour critiquer le joueur lui-même que pour rendre hommage aux joueurs qui ne seront pas conservés. De telles prises de position sont évidemment moins maladroites que les comportements de Tariq Abdul-Wahad et de Jérôme Moïso, qui constituent peut-être à ce jour, en raison de leur caractère, les deux plus gros gâchis du basket français. L'échec de la France à l'Euro 2003, alors qu'elle avait présenté l'équipe la plus dominatrice athlétiquement de l'histoire, peut-être, dans une compétition FIBA, mena Parker à comprendre que, comme à San Antonio, toujours le salut passerait par le collectif. La montée en puissance de Boris Diaw, ami de Parker et deuxième fer de lance statistique de la France, ne fera qu'accentuer la tendance lourde de la nouvelle génération: gagner collectivement.
A San Antonio, Parker gagne à nouveau le titre en 2005. Il est d'ailleurs de plus en plus décisif, et les 19 ans fébriles de son arrivée en NBA semblent maintenant bien loin: Parker passe, Parker shoote mal, mais Parker score grâce à des mouvements parfaits près du panier. Popovich crie de moins en moins sur lui depuis le banc (il est vrai que l'imprévisible Ginobili s'attire parfois les foudres de l'irascible trouffion repenti, et donc que les éclats de voix sont mieux répartis sur les lignes arrière des Spurs!). Ginobili est consacré par la presse MVP officieux des finales, mais la présence de Parker, sa faculté même à s'effacer pour laisser s'exprimer le génial Ginobili sont d'autres formes de talent dont bien des joueurs de NBA semblent totalement dénués.
Lors de l'Euro 2005, Parker doit prendre en compte des facteurs nouveaux qui l'obligent à modifier son leadership: une tendinite aux genoux, qui le freine considérablement, la densité défensive des raquettes européennes (La NBA découvre un nouveau concept: le "venir-en-aide" défensif du pivot quand les petits ont été pris de vitesse!), et la présence du "roi": Antoine Rigaudeau. Rigaudeau donne à Parker une éclatante leçon de vie et de basket: Parker, jusque-là, savait très bien mener les corps, organiser le jeu. Rigaudeau lui apprend à mener les esprits. Assumant à lui seul la responsabilité de la défaite face à la Grèce en demi-finale, Rigaudeau provoque chez les membres de son équipe un électro-choc: Parker apprend le sens fondamental de la responsabilité, et comprend que Rigaudeau a agi ainsi peut-être moins par culpabilité que pour remotiver la France et l'obliger à aller chercher le bronze le lendemain. La mission sera d'ailleurs remplie: Parker sort son meilleur match, parvient à éclipser le soleil Juan-Carlos Navarro, pourtant meilleur arrière européen présent à l'Euro, et la France remporte une troisième place historique dans cette compétition.
La saison NBA commence ensuite en trombe, et Parker affolle les compteurs: lors de bien des matches, la suprématie intérieure de Duncan étant parfois contestée, et Ginobili souffrant de problèmes récurrents à la cheville, c'est Parker qui porte sur ses épaules le destin des Spurs. Deuxième joueur le plus adroit de toute la NBA aux tirs de champ, passeur inspiré, les statistiques de Tony Parker sont étincelantes. Contre Miami, Parker marque 37 points, propose un récital de sa puissance offensive, malgré la défense violente que lui appliqua le Heat, mais, comme le déclara Parker, à part peut-être une mandale du Shaq, rien ne lui fait peur.
Voilà pourquoi l'aventure de Parker, depuis l'époque des copains à l'INSEP jusqu'au toit du monde avec une sélection All Star pour le week-end prochain, en passant par l'année rookie où Parker apportait les donuts pour les anciens à l'entraînement, et par la rencontre avec le petit diamant longorien, mérite d'être appelée une "geste". Samedi prochain, Parker devient une légende, il brillera avec autant d'incandescence que les Kobe, les LeBron, les Iverson...
Pour finir, ouvrons les pronostics et les fantasmes: je veux une victoire de l'Ouest! Malgré la présence de Shaq et de Dwyane Wade à l'est, je ne peux m'empêcher d'exulter à l'idée de voir ensemble, ou tour à tour, Kobe, T-Mac, Ray Allen, dirigés par Steve Nash, et surtout, par Tony...
18:05 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, Tony Parker, Eva Longoria, Tim Duncan, San Antonio Spurs