23.12.2007

Opération portes ouvertes en défense: l'exemple des New York Knicks

1) Faire semblant de défendre.

2) Faire semblant de comprendre le jeu.

3) Ne pas faire semblant d'encaisser les chèques.

Telles sont les trois règles du Knick des temps modernes.

Vas-y, petit Andrew Bynum: punis-les. 

28.08.2007

Les naufragés du Tita-Knicks

Isiah Thomas, le General Manager de la franchise, l'avait annoncé, cette saison serait celle des Knicks, du revival de la franchise, moribonde depuis la fin des années 1990, marquées par les rivalités avec les Bulls de Chicago, les Rockets de Houston et les Pacers de l'Indiana. Force est de constater que le boss de la franchise s’est fourvoyé. Et lourdement…Retour sur la décadence d’un club pourtant mythique, et profondément ancré dans le cœur des fans de basket américain.
 
 Après quatre années de disette, conséquences du départ à la retraite de Pat Ewing, et d'un portefeuille géré d'une manière catastrophique (100 millions de dollars pour Allan Houston…), Isiah Thomas marque les esprits en 2003 en transférant depuis Phoenix Stephon Marbury et Anfernee Hardaway, envoyant dans le même temps le fragile mais talentueux McDyess dans l’Arizona…Le résultat est probant : Hardaway, en plus de plomber un salary cap déjà fort bien pourvu, prouve avec un certain brio que ses blessures l’ont définitivement perdu pour le basket, alors que Marbury s’autoproclame meilleur meneur de jeu du monde, et joue pour sa (grosse) pomme. En 2004, Thomas remet ça en engageant le prolifique arrière Jamal Crawford en provenance de Chicago, et Tim Thomas, un aillier adroit, mais grand dévoreur de ballon. La franchise accumule les individualités, et le coaching devient un tel casse-tête que Lenny Wilkens est forcé de démissionner. Herb Williams, son successeur, ne parvient pas à trouver la solution et boucle la saison avec un bilan catastrophique. Seulement voilà, Isiah n’a pas dit son dernier mot, et attire dans ses filets à l’intersaison 2005 le vieillissant coach Larry Brown, auteur de deux excellentes saisons avec les Pistons de Detroit, l’arrière shooteur Quentin Richardson en provenance des Suns de Phoenix, et Eddy Curry, un mastodonte qui n’a jamais vraiment répondu aux attentes des spécialistes. New York possède alors un effectif séduisant sur le papier, avec une bonne paire d’arrière, un meneur « talentueux », mais un secteur intérieur trop fébrile. Pour y remédier, le GM engage Jerome James, grand échalas lymphatique qui a surpris lors des playoffs  2005 avec Seattle…L’équipe est fin prête, mais le début de saison des Knicks  s’avère calamiteux, avec cinq défaites en autant de rencontres, et la suite de ne sera guère plus reluisante, puisque l’équipe affiche un bilan peu flatteur (14v/32d) au début du mois de février, qui montre que la franchise de New York est bien loin de ses ambitions. Thomas joue alors son va-tout en échangeant le vétéran Antonio Davis contre Jalen Rose, égaré dans l’Ontario…Larry Brown et sa troupe perdent les quatre matchs qui suivent le trade, et l’exigeant coach l’avoue lui-même : « il faudrait que je dirige mieux cette équipe ».

Isiah Thomas prouve bien qu’il n’aura jamais l’étoffe d’un Joe Dumars, qui, lui, a parfaitement su construire l’effectif des Pistons sur le long terme, notamment en recrutant Ben Wallace, Billups et Hamilton, trois joueurs qui ont énormément progressé et forment la charpente de l'équipe. En accumulant les mauvais choix, le GM des Knicks a plongé la franchise dans les profondeurs du classement, sans doute pour un bon bout de temps…d’autre part, aucun des joueurs arrivés récemment dans l’effectif n’a répondu aux attentes du staff : James, signé à prix d’or,  est totalement largué sur le plan offensif et défensif, et s’est récemment fait suspendre pour manquement disciplinaire ; Curry reste trop inconstant et trop fragile physiquement (ses problèmes cardiaques lui poseront un jour de gros soucis), Crawford a vu ses statistiques plonger, tout comme Richardson, incapable de trouver la mire à longue distance, et Marbury, miné par ses blessures et sa propre suffisance, se montre incapable de s’affirmer en leader d’une équipe qui en a pourtant bien besoin. Paradoxalement, les espoirs de la franchise reposent sur les épaules de Channing Frye, drafté en huitième position de la dernière draft, et qui , en affichant des statistiques honorable (13 pts, 5 rebonds à 48%), s’affirme comme le « fer de lance » de l’anecdotique attaque New Yorkaise.
 
Avant dernier de la conférence Est, Larry Brown fait la douloureuse expérience de coacher un effectif qui ne lui convient en aucune façon. Et Brown n’est pas du genre à céder aux caprices de ses starlettes…En froid avec Marbury, très critique envers James, Richardson et parfois Crawford, l’ex-coach de la sélection américaine s’englue dans une situation inextricable…Et si le fidèle public du mythique Madison Square Garden continue d’espérer, il y a bien longtemps que le staff des Knicks a baissé les bras. La franchise a sans doute besoin d’une réorganisation totale, qui passe certainement par la démission d’Isiah Thomas, et la revue complète  de l’effectif à l’intersaison. Vivement le grand ménage de printemps…
 
Buddy Holy