03.05.2008
Go, Celtics, go!

Cette année, je soutiendrai ouvertement les Celtics à l'Est, et les Lakers à l'Ouest. Ou les Hornets.
En espérant voir Boston sacré champion.
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23.12.2007
Etats des lieux en NBA à Noël 2007: le règne des Celtics

Cette photographie symbolise bien la première partie de la saison de NBA 2007-2008: le règne des vieux briscards, déjà titrés ou bien en quête d'une consécration qui viendrait couronner des carrières souvent brillantes mais encore vierges de palmarès (Kevin Garnett, Ray Allen...). Et le relatif piétinement d'une génération qui avait déjà percé sur les plans statistique, technique, tactique - Carmelo Anthony, LeBron James, Dwyane Wade -, et peine parfois à apposer sur l'époque son empreinte de façon définitive. Si LeBron semble avoir atteint dans le jeu une forme de plénitude qui sera un jour invincible, il demeure trop mal entouré pour devenir "jordanesque". Carmelo Anthony est en passe de laisser le leadership provisoire des Nuggets à un Allen Iverson que l'on croyait déclinant, et qui se replace comme l'un des meilleurs scoreurs et passeurs de la grande Ligue. D-Wade revient, lui, de blessure, dans une équipe moribonde où un Shaquille O'Neal sous-utilisé par Riley se prépare une fin de carrière quelque peu monotone.
C'est donc le Big Three de Boston - Ray Allen, Kevin Garnett et Paul Pierce - et celui de San Antonio - Tim Duncan, encore plus de 30 points et 18 rebonds cette nuit dans un match que les Spurs ont outrageusement dominé, donnant lieu à des phases d'attaque en système exécutées à la perfection et réellement fascinantes de fluidité collective, Tony Parker et Emmanuel Ginobili, qui donnent le ton en tête de chaque Conférence. Pour le plus grand plaisir des amateurs de tactique et d'harmonie collective.

Je n'ai jamais caché que mon joueur préféré était ce shooteur, doté de l'un des plus (le plus) beaux gestes de tir au monde. je m'apprêtais à le voir partir tranquillement, comme tant de ces joueurs de NBA qui ont marqué leur époque en solistes géniaux, en leaders, imposant parfois une gestuelle, une esthétique de jeu à l'ensemble de la NBA, sans pourtant jamais se voir récompensés par le titre suprême. La constitution du Big Green Three changera peut-être le destin de Ray Allen, et celui de l'un des meilleurs N°4 de l'histoire: Kevin Garnett. Pour l'instant, un bilan de 20 victoires pour 3 défaites permet de nourrir de grands espoirs pour les play-offs, pour peu que les hommes de complément progressent et que le Big Three n'arrive pas usé physiquement à l'orée des play-offs.

2007-2008 voit aussi l'explosion d'un joueur aux qualités physiques hors du commun, désormais meilleurs rebondeur de la NBA, avec plus de 15 prises par rencontre: Dwight Howard. L'analogie de parcours avec celui qui fut le pivot le plus dominant de l'Histoire, Big Shaquille "Daddy" O'Neal, est frappante: même club de départ, Orlando, même domination physique (quoique selon des arguments différents: si O'Neal a toujours dominé par sa force physique, Howard se signale plutôt par son explosivité), mêmes mains tremblantes aux lancers-francs...

En fait de pivots dominants, sans doute doit-on continuer à saluer, tout en affectant notre admiration d'un bémol, la carrière d'un Yao Ming, doté, lui, de la technique de basket la plus fluide et parmi les plus abouties à son poste, tout en regrettant que ces qualités, alliées à sa taille (2m27...) n'aient toujours pas conduit les Rockets, malgré le dévouement altruiste de Tracy McGrady, formidable lieutenant, et ex-scoring machine qui attint en soliste les sommets des classements individuels à Orlando avant de constater que cela ne le mènerait nulle part...

Cette première partie de saison laisse en tout cas rêveur: sans doute assistons-nous à trois phénomènes principaux:
- la fin de la génération des grands solistes des années 1990-2000. Désormais, Kobe Bryant, Tracy McGrady, Allen Iverson, jadis individualistes forcenés, et qui se sentiront bientôt vieillissants, nourrissent l'ambition de jouer en équipe et de permettre l'épanouissement de joueurs arrivés plus récemment dans la Ligue.
- l'ascension, freinée sans être radicalement contrariée, d'une nouvelle génération de joueurs "totaux", scoreurs, passeurs, rebondeurs: LeBron James, Dwyane Wade, Carmelo Anthony, Chris Paul, Deron Williams, Carlos Boozer, Dwight Howard.
- la domination de joueurs de fin de génération, qui font clairement le choix du collectif, et d'un jeu tactique posé se rapprochant d'une philosophie de jeu "européenne". Cette domination s'exprime clairement par la domination des Celtics (trio magique qui sait n'avoir que deux ans au maximum d'espérance de vie) et des Spurs de San Antonio, qui, dans ces choix-là, firent sans doute figure de visionnaires à la fin des années 1990, le jour même où ils comprirent qu'il leur suffisait, pour marquer l'histoire, de construire une équipe disciplinée et dotée de spécialistes autour de Monsieur Tim Duncan.
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25.11.2007
Allen - Garnett - Pierce : trio gagnant

C'est beau, une équipe qui gagne.
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28.08.2007
Juste pour le plaisir des yeux

Voilà. Juste pour le plaisir des yeux. Ray Allen, Kevin Garnett et Paul Pierce.
22:39 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, Paul Pierce, Ray Allen, Kevin Garnett, Boston Celtics
L'extase vient

Paul Pierce Kevin Garnett

Ray Allen
Ce titre est emprunté au roman de Stéphane Beauverger, Les Noctivores, déjà évoqué ici-même. Pourquoi l’extase vient-elle ? En raison de ceci, lu aujourd’hui dans une dépêche de l’Equipe.fr :
Basket - NBA Garnett presque à Boston
mar 31 jui, 09h46
Pour l'agence américaine AP, le transfert de Kevin Garnett aux Boston Celtics n'est plus qu'une question d'heures. La grande majorité des médias américains, et notamment le très fiable site de ESPN, n'attend d'ailleurs que son officialisation (sauf surprise) pour supprimer les conditionnels qui peuplent les analyses déjà écrites sur cet échange qui devrait révolutionner la face de la NBA. Dernier signe qui ne trompe pas du sérieux de l'information et du buzz qu'elle déclenche : le site de la Ligue la met en Une, une exception pour un transfert non officiel.
Il faut dire que les Celtics réalisent un coup de génie en ne lâchant ni Paul Pierce, ni Ray Allen, afin d'acquérir l'ancien MVP en 2003-2004. Si le contenu du package peut encore évoluer, il devrait envoyer dans le Minnesota Al Jefferson (16 pts, 11 rbds), l'espoir Gerald Green, le décevant Sebastian Telfair et le vétéran Theo Ratiff. Pour les Wolves, le grand rajeunissement continue puisque Green et Jefferson s'ajoutent à Randy Foye et Corey Brewer, les deux derniers premiers tours de Draft de la franchise, ainsi qu'à d'autres anciens Celtics, Ricky Davis et Mark Blount.
A l'inverse, Boston mise tout sur le présent et devrait être le nouveau favori de la conférence Est. Rares sont en effet dans l'histoire les trios aussi prestigieux et rentables que celui composé d'Allen (26,4 pts, 4,5 rbds, 4,1 pds la saison dernière), Garnett (22,4 pts, 12,8 rbds, 4,1 pds) et Pierce (25 pts, 5,9 rbds, 4,1 pds), trois franchise players qui cumulent les saisons à plus de 20 points de moyenne et les sélections au All Star Game, dans les sélections américaines. Tous âgés de plus de 30 ans et sans titre à leur palmarès, ils ne devraient pas poser d'iunsurmontables problèmes d'ego pour l'entraîneur Glenn "Doc" Rivers. Même si après 12 années très souvent difficiles avec les Wolves, Garnett aura forcément la patience limitée. Comme Allen. Comme Pierce.
22:38 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, Paul Pierce, Ray Allen, Kevin Garnett, Boston Celtics
Déluge de points et Madison...
Le déluge de points souhaité ces dernières années par les instances dirigeantes de la NBA est désormais une réalité qui tend à s’ancrer dans les mœurs des basketteurs. On constate une effloraison et un maintien du nombre de scores à plus de cent points en NBA. Plusieurs causes sont à mettre en avant: tout d’abord, la valeur intrinsèque des leaders offensifs de certaines équipes.
Citons pour commencer LeBron James, même s’il s’est fait récemment siffler à Cleveland pour avoir manqué 8 shoots d’affilée devant son public ( la région de Cleveland est qualifiée par le reste du pays, nous précise aimablement BasketNews cette semaine, de « dessous de bras de l’Amérique »…), ô sacrilège devant des fans qui pourtant s’abonnaient jadis pour aller voir 30 branlées annuelles à domicile, et pour voir Ricky Davis ou Dajuan Wagner ne pas devenir les « nouveaux Iverson »… LeBron est toujours, à… 21 ans (il est de fin décembre 1984!), l’un des joueurs les plus dominateurs à leur poste et à leur âge de l’histoire. Au même âge, aime-t-on souvent rappeler, Kobe et Jordan dunkaient sur la tête de tous les pivots du pays, mais ils se paraient aussi assez souvent du merveilleux costume de Roger Parpaingot… (Roger Parpaingot est une allégorie systarique du mauvais shooteur, celui qui fait des « briques », c’est-à-dire des tirs où le ballon ne touche même pas l’arceau, mais seulement la planche).
N’épiloguons pas indéfiniment sur Kobe Bryant et Allen Iverson, qui pratiquent tous deux, individuellement, le meilleur basket de leur carrière sans doute, preuve d’ailleurs s’il en est qu’une équipe qui domine ne peut jamais être l’équipe d’un seul homme, si doué soit celui-ci…
L’émergence de joueurs parfois moins médiatiques mais tout aussi doués, comme Gilbert Arenas, ou Jason
Richardson par moments à Golden State, les retours épisodiques sur le devant de la scène statistique de certains powers moins en vue (Garnett, 37 points cette nuit), achèvent d’expliquer les origines individuelles de l’inflation des scores.
Quant aux origines institutionnelles, elles ont consisté à siffler systématiquement les fautes commises sur les arrière (postes 1 de meneur de jeu et 2 d’arrière-shooteur, où jouent la plupart de nos gros scoreurs cités plus haut) et à envoyer ceux-ci se venger sur la ligne des lancers-francs.
Dernier faisceau, enfin, de causes qui ont permis l’éclosion et l’épanouissement d’un basket d’attaque: la réussite de quelques équipes pratiquant à outrance le run-and-gun (shoots pris en première intention, sans faire beaucoup de passes), le jeu de transition (défense féroce et contre-attaque éclair) et le jeu aérien (alley-oops à répétition). Seattle l’an dernier, Phenix depuis deux ans montrent que ce style de jeu, à mi-chemin entre le champagne et le hourra basket (selon la qualité d’exécution de cette alléchante philosophie du basket par les joueurs eux-mêmes…) peut permettre d’asseoir une domination bien réelle, soir après soir, sur le meilleur championnat national de basket au monde. C’est que le jeu lui-même, et pas seulement le jeu rapide, progressent encore parfois, notamment grâce à l’arrivée des diamants d’Europe, dont les spécialistes américains du basket s’accordent à décrire l’impact comme majeur. Nowitzki, Stojakovic, Parker, Ginobili, Pau Gasol, Mehmet Okur, Kirilenko (en photo à
droite) se sont tous imposés comme des joueurs incontournables et capables de donner une touche d’intelligence, de génie ou de détermination qui leur est propre et qu’ils ont acquise en Europe, lors de leur formation.Peu d’équipes défendent vraiment bien, il faut le dire aussi. J’en veux pour preuve cet invraisemblable match que je regardais cette nuit, entre Miami, un de mes coups de cœur, et New York, un de mes fous rires. Miami a bénéficié cette nuit de 8 contres d’Alonzo Mourning en 25 minutes de jeu. Autrement dit: Mourning a privé New York de seize points dans la raquette. Malgré cela, Miami n’a pas réussi à tenir New York et son armée de viseurs en carafe à moins de cent points. On invoquera la vitesse d’exécution en attaque de Miami, adroit à trois points ou adepte du alley-pop (Haslem et Wade ont fait chacun le leur, hier), mais aussi ces fautes hâtivement sifflées sur les joueurs extérieurs et qui ont permis à Wade d’aller shooter une quinzaine de lancers-francs. Certes. Mais ça défend quand même parfois très doucement…
Je vais maintenant me permettre de prolonger le plaisir que tout le monde avait pris en lisant l’article de Buddy sur le naufrage du (tita)Knicks. L’arrivée de Steve Francis n’y fera rien: cette équipe joue pour perdre ses fans, soir après soir. Parfois, Larry Brown sort du banc Nate Robinson (déjà aperçu maintes fois sur ce blog pour ses performances au dunk lors du All Star Week-end, voir à gauche), sa bonne bouille et ses gros mollets pour rendre l’équipe plus attrayante, mais à part l’exquis Nate, on s’ennuie ferme. Un New Yorkais sain d’esprit doit désormais avoir un budget bien plus important à consacrer à Starbucks qu’à Starbury (celui-ci est bien gratiné, qui s’est fait tatoué de petites étoiles dans le cou…), et s’il aime vraiment le basket, pensera toujours plus à Palmer qu’à Jamal quand on lui dira « Crawford »… Eddie Curry a bien neutralisé le Shaq, hier, ce qui n’est pas rien, et a même compilé quelques points sur des gestes techniques de grande classe (comprendre: des dunks sauvages quand ce n’était pas Mourning qui défendait sur lui).
En face: mille louanges à dispenser pour Antoine Walker (à gauche), époustouflant de sobriété et de justesse dans le jeu sans ballon, pour Alonzo Mourning (à droite), qui reste un des plus beaux
défenseurs de la ligue, avec 8 contres démentiels sur les énervés du Madison Square Garden, pour Jason Williams qui retrouve peu à peu son adresse à trois points, et bien sûr pour Flash, Dwyane Wade, qui a, une fois encore, sorti le grand jeu dans ses beaux collants noirs. La coupe de cheveux très Michael Douglas (époque Basic Instinct 1) de Pat Riley venait apporter à la fête une petite touche de charme surané qui m’a permis d’aller me coucher vers 4 heures, pleinement satisfait par le score et le spectacle proposé…

19:02 Publié dans Basket Ball | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Basket Ball, NBA, LeBron James, Gilbert Arenas, Kevin Garnett