28.08.2007

NBA 2005-2006: Premier Bilan

Premier bilan (par Buddy Holy)

Le Monde De La NBA est en ébullition. L’évènement majeur du basket américain avec les ultimes « Finals », à savoir le All-Star Game, approche à grands pas. La ville de Houston va recevoir le gratin d’Hollywood, la fine perle des rappeurs US (Fifty, Jay-Z, et Jean pass…), et les blondes platines des industriels américains, tous au premier rang. Ce break salvateur symbolise également le milieu de la saison régulière, l’heure de tirer les enseignements de cette première partie d’exercice 2005-2006.

A l’ouest, rien de nouveau (ou presque)

Les grosses écuries sont au rendez-vous. San Antonio, Phoenix, Dallas, trois équipes à plus de 65% de victoires, répondent aux attentes de leurs fans, et se placent en favoris pour le titre. Parker est en progression constante, dans son shoot notamment (2ème pourcentage de toute la ligue), dans sa gestion des fins de match, sa distribution du jeu, et ses apparitions dans la presse people…bref, le meneur français semble bien parti pour une première sélection tricolore dans un All-Star Game US. Nowitzki est dans une forme étincelante, et s’impose comme un prétendant logique au titre de MVP de la saison, si les Mavs conservent leur dynamique de victoires. Le soleil brille pour Boris Diaw, candidat manifeste au trophée de MIP (Most Improved Player), qui démontre à chaque match, ou presque, son sens du collectif et son intelligence de jeu. Le dernier MVP, Nash, répond présent, et porte sur ses épaules une équipe de Phoenix pourtant privée de son mâle dominant, Amare Stoudemire. Les croustillants Nuggets de Denver confirment leur redressement magistral de fin de saison 2005 sous la houlette de coach Karl, et devraient retrouver le sourire avec le retour du surprenant Marcus Camby (15 points,11 rebonds et 3 contres en moyenne par match) que l’on n’attendait plus à pareille fête! Memphis poursuit sa marche en avant, avec le néo-barbu Gasol qui commence enfin à s’imposer sous les panneaux. Espérons que la blessure (grave) d’un Stoudamire retrouvé en attaque ne stoppera pas la marche en avant des Grizzlies…Les Lakers de Kobe Bryant, titanesque durant ce mois de Janvier (avec, tout de même, une pointe à 81 points le 22 au soir) restent trop Kobe-addicted pour espérer une fin de saison sous les meilleurs auspices (il resterait bien les hospices, mais bon…), tout comme les Wolves de Garnett, renforcés par l’arrivée de Ricky Davis, mais qui restent bien en deçà du niveau affiché lors de la saison 2003-2004. La plus grosse surprise, et elle est de taille, de cette première moitié de saison, reste la prestation plus que correcte des Clippers de LA (26v/17d), longtemps parents pauvres de la cité des Anges, et qui, depuis l’arrivée du « chinois » Sam Cassell et de l’artilleur Cutino Mobley, ont pris une nouvelle dimension. Déception en revanche pour les Sonics de Ray Allen, et du frenchy fraîchement drafté Johan Petro, qui pouvaient espérer mieux qu’une treizième place de conférence après une saison 04-05 des plus réussies, ainsi que pour les Kings de Sacramento, du transfuge d’Indiana Ron Artest, qui viennent, cerise sur le gâteau, de perdre leur All-Star de pivot Brad Miller sur blessure. Impossible de clore ce tour d’horizon de la conférence Ouest sans évoquer le nom de Chris Paul, futur Rookie de l’année, qui réalise une saison de toute beauté avec les…New - Orleans Hornets!

A l’Est, deux arguments de poids : Shaq et Les Pistons

35 victoires, 6 défaites. Un bilan ahurissant pour des Pistons libérés en attaque depuis l’arrivée en provenance du Minnesota de Flip Saunders, et qui réalisent le meilleur départ de la franchise toutes générations confondues. Portés par un Billups au sommet de sa forme, les faciles vainqueurs à deux reprises des Spurs sont en toute logique les grands favoris pour la (re)conquête du titre qui leur avait échappé l’année dernière. Miami, deuxième bilan à l’Est avec 29 victoires pour 18 défaites, et qui vient de subir une passation de pouvoir avec la reprise en main de la franchise par son mentor, le gominé Pat Riley, se dirige assez facilement vers les playoffs, pour lesquels elle a été formaté, avec notamment les arrivées de Jason Williams, Gary Payton, James Posey, et de l’inénarrable Antoine Walker…Portés par un Shaq sans doute moins dominant mais toujours imposant dans la raquette, et par Dwyane Wade, qui poursuit son ascension fulgurante au sommet de la planète basket, le Heat possède six longueurs d’avance sur les Nets de New-Jersey, heureux leaders de la faible division Atlantic. La bonne surprise de cette première moitié de saison, c’est la bonne tenue des Cavs de Cleveland, portés par un Lebron James époustouflant dans tous les compartiments du jeu, qui mérite plus que jamais sa place au All-Star Game. On aurait juste aimé le voir participer au concours de Dunks, mais quand la star refuse…Autre prétendant aux playoffs, les Sixers de Webber et Iverson se montrent plutôt fébriles, incapables d’aligner 3 victoires de suite…mais le génie sacrificiel d’AI (quelle belle expression Bruno…!) et le talent de Webber devraient suffire pour jouer les prolongations. Petite déception dans l’Indiana, les Pacers présentant un bilan tout juste équilibré à la mi-saison (22v/22d)…on verra si l’arrivée de la gâchette Serbe Stojakovic pourra faire oublier l’intensité défensive de Ron Artest, parti bronzer en Californie, et la fragile condition physique du talentueux Jermaine O’Neal. Pas de changement notoires parmi les cancres de la ligue, à savoir New York, qui malgré l’arrivée de Larry Brown au poste de coach, reste lourdement handicapée par la masse salariale exorbitante du club et l’égo surdimensionné du conflictuel meneur Stephon Marbury, Atlanta qui a laissé filer Diaw (on s’en réjouit), les Bobcats de Charlotte pas aidés par la blessure de leur pilier Okafor (11v/36d), les Raptors de Toronto à la ramasse défensivement, les décevants Celtics de Boston (pas sûr que l’arrivée de Szczerbiak fasse rayonner la franchise du Massachusetts), et les Magics du toujours blessé Grant Hill. Bref, si la lutte pour les playoffs s’annonce rude pour Washington, Philadelphie, Indiana et Chicago, on peut être sûr d’y retrouver les cadors de la conférence Ouest, Detroit, Miami, et très certainement Cleveland…

Buddy Holy

Je vous annonce l'arrivée à la rédaction de la rubrique basket (et du reste, si ça le chante, une rubrique anatomie est en cours de conception, d'ailleurs) de Buddy Holy, noctambule, statisticien, et aussi bon en jeu de mots que son frère... Je lui laisse le soin de se présenter plus longuement à vous, lecteurs, lors de ses prochains envois, et bien sûr de mettre une ou deux photos de lui en action sur un playground, dans l'album consacré aux superstars NBA. Heureux de collaborer avec toi, Buddy, sauf si tu continues à dire que les Pistons seront champions cette année.

Bruno