03.05.2008

Go, Celtics, go!

Cette année, je soutiendrai ouvertement les Celtics à l'Est, et les Lakers à l'Ouest. Ou les Hornets.

En espérant voir Boston sacré champion. 

25.04.2008

L'élégance incarnée: en vous remerciant d'être passés

Dans ce genre de photos, c'est la tête des défenseurs qui subissent le dunk qui vaut le détour.

Ceci pour confirmer une fois de plus que oui, Dwight Howard est bien le successeur de Shaquille O'Neal. 

ADA Blois Basket: une belle saison


Ada Blois - Somb from Ngtuan on Vimeo.

Trois ou quatre fois cette saison, j'ai eu l'occasion de voir jouer l'ADA Blois Basket.

Au lycée, j'allais déjà les voir. Comme tout le monde, j'admirais Nicolas Raimbault, l'un des joueurs les plus élégants qu'il m'ait été donné de voir sur un parquet. Dans son sillage, Blois a patiemment remonté les échelons, depuis la nationale 3.

Cette année, comme il y a deux ans, et avec plus de réussite désormais, l'ADA évolue en Nationale 1. La Nationale 1, c'est bien: c'est physique, le jeu est ouvert, il y a un certain nombre de joueurs professionnels dans chaque équipe.

A Blois, la politique adoptée par le club et son entraîneur Nicolas Faure a été celle d'un "tout à l'attaque" des plus spectaculaires, et le recrutement a suivi: Nehemiah Brazil et Teddy Maizeroi, artisans majeurs de la montée l'an dernier de nationale 2 en nationale 1, sont restés, Johan Blot a quitté l'Entente orléanaise pour venir, et Lorenzo Orr est arrivé de Pro A suisse. Chacun de ces quatre joueurs est capable d'inscrire 30 points par match. Blot est ainsi le meilleur joueur du championnat à l'évaluation, et les 4 joueurs affichent des statistiques offensives éloquentes. La démonstration de la puissance de feu du quatuor se trouve dans la vidéo ci-dessus. Il s'agit du match tout récent de Blois contre Boulogne, auquel j'ai assisté.

Lorenzo Orr, intérieur réellement dominant, y livre un duel épique avec Cedric Miller, vénérable joueur de 43 ans qui avait décidé de sortir un gros match ce soir-là.

Brazil fait le métier: alternance de shoots lointains et de finitions sobres près du panier.

Maizeroi, enfin, sans doute l'un des joueurs les plus enthousiasmants à voir jouer de l'équipe, propose une petite démonstration d'adresse à trois points. 

 

23.04.2008

Coup de coeur des playoffs NBA 2008: Chris Paul

               

Ce début de playoffs 2008 de NBA s'avère particulièrement excitant. LeBron James est étincelant, les Lakers campent finalement, suite à l'intégration réussie de Pau Gasol dans l'équipe de la cité des Anges, un candidat sérieux à la finale de Conférence. San Antonio me paraissait affaibli, le Big Three s'est empressé d'infirmer cette impression, quittant la maison après avoir déjà gagné deux matches dans la série qui l'oppose aux Suns. Ni Kidd à Dallas, ni O'Neal à Phoenix ne paraissent avoir transcendé leur équipe, quand bien même la progression du Big Cactus est redevenue tout à fait substantielle.

Mais aussi et surtout: si l'on excepte Deron Williams, formidable leader des Utah Jazz, puissan, adroit et inspiré, il faut bien dire que le nouveau joyau des meneurs mondiaux est sans conteste Chris Paul.

Un bon observateur du basket français m'avait annoncé, à l'automne, que bientôt Chris Paul dépasserait Tony Parker dont il se voulait l'ami et l'admirateur. Force est de constater qu'un tel pronostic s'est vu largement confirmé, voire dépassé.

Certes, Parker joue sous contrôle à San Antonio, et la production de statistiques (notamment à la passe décisive, dont Parker n'est pas un pourvoyeur aussi conséquent que Paul ou Nash) n'est pas une fin en soi. Il reste néanmoins que Paul, doté à la base, par le travail, d'un shoot à mi-distance moins douteux que celui de Parket, maîtrise désormais, en outre, le fameux tear-drop remis au goût du jour par Navarro en Europe ( la "bomba"!) et par TP aux USA. Même vitesse, même lucidité d'exécution sous le panier: Paul a déjà tout l'arsenal technique de Parker.  

 

                 

 L'âge impressionne. Le bougre est né le 6 mai 1985. Il a mon âge: 22 ans, bientôt 23. Et il est le patron d'une fière armada qui lui obéit au doigt et à l'oeil, obéissance qu'il s'est acquise par la justesse de son jeu et la générosité de ses passes. Cette nuit encore, il me semble que le pivot Tyson Chandler, excellent au demeurant, n'a marqué que sur passe de Chris Paul, en alley-oop, ses 4 paniers. Chandler, donc, au pivot.

Peterson en arrière chevronné, capable d'apporter un peu de scoring.

Stojakovic, sniper ultime, revenu à son meilleur niveau à 3 points (44% en saison régulière, ce qui en fait, sur le volume shooté, un joueur extrêmement rentable).

Et David West, numéro 4 dont le shoot dans le périmètre est une merveille de régularité.

 L'ensemble est beau à voir jouer, sympathique au regard, prolifique, enthousiaste. La maîtrise de Byron Scott, qui avait déjà coaché une équipe à fort meneur - en la personne de... Jason Kidd, à l'époque aux Nets, que Scott est en train de détruire à petit feu depuis le début de la série contre Dallas! -, n'y est pas pour rien.

          

Mais surtout, c'est la vista de Chris Paul qui impressionne. Ce qui en est quantifiable: sur deux matches de play-offs: 33,5 points de moyenne, 64% d'adresse (malgré un fanny à 3 points pour le moment!), 4 rebonds, 13,5 passes décisives, 3,5 interceptions, et seulement 2 balles perdues... Evaluation: 44 de moyenne. Deux cafés et l'addition, s'il vous plaît.

Ce qui en est qualifiable: une rapidité de dribble, une assurance dans le travail de feintes, de prises d'appui, de sélection générale de l'orientation du jeu, de réactivité nourrie par une lecture du jeu parfaite et une belle osmose avec ses lieutenants. L'homme est élégant, alerte, malin, dominant. A l'opposé de ses expressions souvent tristes, concentrées. Une sorte de mini Tim Duncan, si l'on veut.

Cette nuit, j'ai donc exulté en voyant le déluge de points qui s'abattaient sur la maigrelette défense des Mavericks. Jason Kidd n'a jamais été un grand défenseur. Mais quand cela s'ajoute à un adversaire inarrêtable, à de mauvais choix défensifs - le choix de la prise à deux systématique loin du panier, notamment par Dampier en renfort (!) fut à cet égard une erreur majeure de la part d'Avery Johnson, puisque Paul a systématiquement lu ces prises à deux et les a cassées par des passes lobées, ou des dribbles transperceurs entre les deux défenseurs -, et à une inspiration en attaque tout juste correcte pour des hommes de la trempe de Nowitzki, Kidd, Stackhouse, et Terry, cela donne la raclée à laquelle j'ai confortablement assisté sur mon fauteuil il y a quelques heures (127 à 103, les 4 quarts-temps remportés par les Hornets, y compris le garbage time).

Esthétiquement, Chris Paul est une grâce, un don et une élégance à la fois. Centre de gravité très bas (1m83, 79 kg et des appuis parfaits), un premier pas aussi dévastateur que ceux de Devin Harris (seul capable, peut-être, de limiter Paul?), de Tony Parker, une science aboutie du dribble, croisé, dans le dos, en protection, en pénétration, en font une sorte de lutin frénétique d'où émanent, 13 ou 14 fois par matches, des passes gagnantes (autant dire que, sur un match, si l'on compte avec les échecs des coéquipiers, Paul distribue de 20 à 25 caviars potentiels).

Que, donc, on se le dise: les prochaines années seront celles de LeBron James (ce que l'on savait déjà depuis ses magistraux play-offs de l'an dernier, et notamment la finale de conférence où, à lui seul, le King avait terrassé les Pistons) et de Chris Paul, nouveau maestro au pays des stars. 

24.12.2007

All Star Game USA 2008

Mon vote:

- Ouest: Tim Duncan, Andreï Kirilenko, Tony Parker, Chris Paul, Chris Kaman

- Est: Kevin Garnett, LeBron James, Ray Allen, Dwyane Wade, Dwight Howard. 

23.12.2007

Opération portes ouvertes en défense: l'exemple des New York Knicks

1) Faire semblant de défendre.

2) Faire semblant de comprendre le jeu.

3) Ne pas faire semblant d'encaisser les chèques.

Telles sont les trois règles du Knick des temps modernes.

Vas-y, petit Andrew Bynum: punis-les. 

Kobe Bryant: chapeau Mestro

20 000 points marqués en NBA, à 29 ans, et 39 points ce soir pour que la fête soit belle. Bravo, mec. 

Etats des lieux en NBA à Noël 2007: le règne des Celtics

         

Cette photographie symbolise bien la première partie de la saison de NBA 2007-2008: le règne des vieux briscards, déjà titrés ou bien en quête d'une consécration qui viendrait couronner des carrières souvent brillantes mais encore vierges de palmarès (Kevin Garnett, Ray Allen...). Et le relatif piétinement d'une génération qui avait déjà percé sur les plans statistique, technique, tactique - Carmelo Anthony, LeBron James, Dwyane Wade -, et peine parfois à apposer sur l'époque son empreinte de façon définitive. Si LeBron semble avoir atteint dans le jeu une forme de plénitude qui sera un jour invincible, il demeure trop mal entouré pour devenir "jordanesque". Carmelo Anthony est en passe de laisser le leadership provisoire des Nuggets à un Allen Iverson que l'on croyait déclinant, et qui se replace comme l'un des meilleurs scoreurs et passeurs de la grande Ligue. D-Wade revient, lui, de blessure, dans une équipe moribonde où un Shaquille O'Neal sous-utilisé par Riley se prépare une fin de carrière quelque peu monotone.

C'est donc le Big Three de Boston - Ray Allen, Kevin Garnett et Paul Pierce - et celui de San Antonio - Tim Duncan, encore plus de 30 points et 18 rebonds cette nuit dans un match que les Spurs ont outrageusement dominé, donnant lieu à des phases d'attaque en système exécutées à la perfection et réellement fascinantes de fluidité collective, Tony Parker et Emmanuel Ginobili, qui donnent le ton en tête de chaque Conférence. Pour le plus grand plaisir des amateurs de tactique et d'harmonie collective. 

 Je n'ai jamais caché que mon joueur préféré était ce shooteur, doté de l'un des plus (le plus) beaux gestes de tir au monde. je m'apprêtais à le voir partir tranquillement, comme tant de ces joueurs de NBA qui ont marqué leur époque en solistes géniaux, en leaders, imposant parfois une gestuelle, une esthétique de jeu à l'ensemble de la NBA, sans pourtant jamais se voir récompensés par le titre suprême. La constitution du Big Green Three changera peut-être le destin de Ray Allen, et celui de l'un des meilleurs N°4 de l'histoire: Kevin Garnett. Pour l'instant, un bilan de 20 victoires pour 3 défaites permet de nourrir de grands espoirs pour les play-offs, pour peu que les hommes de complément progressent et que le Big Three n'arrive pas usé physiquement à l'orée des play-offs.

 2007-2008 voit aussi l'explosion d'un joueur aux qualités physiques hors du commun, désormais meilleurs rebondeur de la NBA, avec plus de 15 prises par rencontre: Dwight Howard. L'analogie de parcours avec celui qui fut le pivot le plus dominant de l'Histoire, Big Shaquille "Daddy" O'Neal, est frappante: même club de départ, Orlando, même domination physique (quoique selon des arguments différents: si O'Neal a toujours dominé par sa force physique, Howard se signale plutôt par son explosivité), mêmes mains tremblantes aux lancers-francs...

 En fait de pivots dominants, sans doute doit-on continuer à saluer, tout en affectant notre admiration d'un bémol, la carrière d'un Yao Ming, doté, lui, de la technique de basket la plus fluide et parmi les plus abouties à son poste, tout en regrettant que ces qualités, alliées à sa taille (2m27...) n'aient toujours pas conduit les Rockets, malgré le dévouement altruiste de Tracy McGrady, formidable lieutenant, et ex-scoring machine qui attint en soliste les sommets des classements individuels à Orlando avant de constater que cela ne le mènerait nulle part...

Cette première partie de saison laisse en tout cas rêveur: sans doute assistons-nous à trois phénomènes principaux:

- la fin de la génération des grands solistes des années 1990-2000. Désormais, Kobe Bryant, Tracy McGrady, Allen Iverson, jadis individualistes forcenés, et qui se sentiront bientôt vieillissants, nourrissent l'ambition de jouer en équipe et de permettre l'épanouissement de joueurs arrivés plus récemment dans la Ligue.

- l'ascension, freinée sans être radicalement contrariée, d'une nouvelle génération de joueurs "totaux", scoreurs, passeurs, rebondeurs: LeBron James, Dwyane Wade, Carmelo Anthony, Chris Paul, Deron Williams, Carlos Boozer, Dwight Howard.

- la domination de joueurs de fin de génération, qui font clairement le choix du collectif, et d'un jeu tactique posé se rapprochant d'une philosophie de jeu "européenne". Cette domination s'exprime clairement par la domination des Celtics (trio magique qui sait n'avoir que deux ans au maximum d'espérance de vie) et des Spurs de San Antonio, qui, dans ces choix-là, firent sans doute figure de visionnaires à la fin des années 1990, le jour même où ils comprirent qu'il leur suffisait, pour marquer l'histoire, de construire une équipe disciplinée et dotée de spécialistes autour de Monsieur Tim Duncan.